La convention collective d'un chauffagiste dépend de son employeur
« La convention collective applicable est celle dont relève l'activité principale exercée par l'employeur » (Service-Public.fr, fiche F78). Son intitulé doit apparaître sur le bulletin de paie ; le code NAF (ou APE) attribué par l'Insee n'est qu'un indice de cette activité. Pour un chauffagiste, cinq conventions sont possibles :
| Convention (IDCC) | Qui elle couvre | Entrée en vigueur |
|---|---|---|
| Bâtiment, ouvriers, entreprises occupant jusqu'à 10 salariés (1596) | Ouvriers des entreprises du bâtiment de 10 salariés au plus | 1er juillet 2018 (version en vigueur) |
| Bâtiment, ouvriers, entreprises occupant plus de 10 salariés (1597) | Ouvriers des entreprises du bâtiment de plus de 10 salariés | 1er juillet 2018 (nouvelle convention du 7 mars 2018) |
| Bâtiment, ETAM (2609) | Employés, techniciens et agents de maîtrise du bâtiment | 29 juin 2007 |
| Exploitation d'équipements thermiques et de génie climatique (998) | Ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise des entreprises qui fournissent du chaud et du froid ou gèrent et entretiennent des installations thermiques | 1er mars 1979 |
| Installation sans fabrication, matériel aéraulique, thermique et frigorifique (1412) | Entreprises d'installation, d'entretien, de réparation et de dépannage de ce matériel | 1er mars 1986 |
Intitulés et dates : Code du travail numérique, site du ministère du Travail.
Les deux conventions des ouvriers du bâtiment
Un monteur ou un plombier chauffagiste ouvrier dans une entreprise du bâtiment relève de l'une des deux conventions des ouvriers, selon la taille de l'entreprise : jusqu'à 10 salariés (IDCC 1596) ou plus de 10 (IDCC 1597). Sur le préavis et l'arrêt maladie, leurs règles sont identiques.
Une grille régionale. Les minima de salaire des ouvriers du bâtiment ne sont pas nationaux : ils sont négociés région par région. En Auvergne-Rhône-Alpes, l'accord du 14 janvier 2026, étendu par arrêté du 8 avril 2026, fixe ces montants mensuels bruts pour 151,67 heures, depuis le 1er janvier 2026 :
| Niveau et position | Coefficient | Minimum mensuel brut |
|---|---|---|
| Niveau I, ouvrier d'exécution, position 1 | 150 | 1 824,00 € |
| Niveau II, ouvrier professionnel | 185 | 1 909,00 € |
| Niveau III, compagnon professionnel, position 1 | 210 | 2 099,14 € |
| Niveau IV, maître ouvrier ou chef d'équipe, position 2 | 270 | 2 597,13 € |
Ces montants ne valent que pour cette région. Le classement selon le diplôme, les autres positions et le cas où le SMIC dépasse le minimum sont sur salaire chauffagiste.
Préavis de démission. Pour un ouvrier du bâtiment, le préavis de démission est de 2 jours entre la fin de la période d'essai et 3 mois d'ancienneté, puis de 2 semaines après 3 mois d'ancienneté (article 10.11 des deux conventions, selon le Code du travail numérique). Un technicien classé ETAM du bâtiment (IDCC 2609) a un préavis plus long : 1 mois avec moins de 2 ans d'ancienneté, 2 mois à partir de 2 ans, sauf accord pour une durée plus courte (article 8.1).
Arrêt maladie. Les deux conventions font mieux que la loi (7 jours de carence, un an d'ancienneté). Selon le Code du travail numérique (articles 6.11 à 6.15) :
- Ancienneté exigée : 1 mois pour un ouvrier de moins de 25 ans ou un apprenti ; 3 mois à partir de 25 ans, ou 1 mois avec au moins 750 points de retraite CNRO acquis sur les 10 dernières années.
- Maladie ou accident non professionnel : 3 jours de carence, puis 100 % du 4e au 48e jour d'arrêt et 75 % du 49e au 90e jour.
- Accident du travail ou maladie professionnelle : pour un arrêt de 30 jours au plus, 90 % du 1er au 15e jour et 100 % du 16e au 30e ; au-delà de 30 jours, 100 % du 1er au 90e jour.
- Plafond : 90 jours d'indemnisation au cours d'une même année civile.
Astreintes. Une astreinte est une période où, sans être sur son lieu de travail, le salarié doit pouvoir intervenir à la demande de l'employeur ; elle est indemnisée ou compensée par un repos (Code du travail numérique, fiche « Astreinte dans le secteur privé »).
Les conventions des groupes d'exploitation et des installateurs
Équipements thermiques (IDCC 998). Son champ couvre la fourniture de chaud et de froid, y compris par réseau, et la gestion ou la maintenance des installations thermiques et de climatisation dans le résidentiel, le tertiaire et l'industrie (Légifrance, article 1er). Nous n'en avons pas lu la grille et n'en citons aucun chiffre. Le métier est décrit sur technicien de maintenance chauffage.
Installation sans fabrication (IDCC 1412). Elle vise l'installation, l'entretien, la réparation et le dépannage de matériel aéraulique, thermique et frigorifique. Sa grille est présentée sur la page salaire frigoriste de notre site voisin ; la pompe à chaleur a sa page, technicien pompe à chaleur.
Comment savoir quelle convention s'applique à vous
- Le bulletin de paie : l'intitulé de la convention doit y figurer (Service-Public.fr, fiche F78).
- Le code NAF de l'employeur : 43.22A, « travaux d'installation d'eau et de gaz en tous locaux » (plomberie, sanitaires), ou 43.22B, « travaux d'installation d'équipements thermiques et de climatisation » (chauffage, chaudières), tous deux dans la section F, construction, de l'Insee. C'est un indice, pas une preuve.
- L'outil « Trouver sa convention collective » du Code du travail numérique, gratuit et public.
En apprentissage, le salaire minimum se calcule autrement : voir plombier chauffagiste en alternance. Les diplômes qui fixent le classement sont sur formation plombier chauffagiste et devenir chauffagiste.
Questions fréquentes
Quelle est la convention collective d'un chauffagiste ?
Celle de l'activité principale de son employeur, dont l'intitulé figure sur le bulletin de paie (Service-Public.fr, fiche F78). Dans le bâtiment, ce sont les conventions des ouvriers, IDCC 1596 jusqu'à 10 salariés et IDCC 1597 au-delà ; dans l'exploitation de chaufferies, celle des équipements thermiques, IDCC 998.
Quel est le préavis de démission d'un plombier chauffagiste ?
Ouvrier du bâtiment : 2 jours jusqu'à 3 mois d'ancienneté, puis 2 semaines (Code du travail numérique, IDCC 1597 ; même règle pour l'IDCC 1596). ETAM du bâtiment : 1 mois, puis 2 mois à partir de 2 ans d'ancienneté.
Comment est payé un arrêt maladie dans le bâtiment ?
Pour un ouvrier, après 3 jours de carence : 100 % du 4e au 48e jour, puis 75 % jusqu'au 90e jour, dans la limite de 90 jours par année civile (Code du travail numérique, IDCC 1596).
La grille de salaire du bâtiment est-elle la même partout en France ?
Non, les minima des ouvriers sont régionaux. En Auvergne-Rhône-Alpes, depuis le 1er janvier 2026, le coefficient 210 est à 2 099,14 € brut par mois (Légifrance, accord du 14 janvier 2026, IDCC 1597).
Sources
- Service-Public.fr, fiche F78 « Convention collective », vérifiée le 30 avril 2025, lu le 23/10/2026.
- Code du travail numérique, convention « Bâtiment Ouvriers (entreprises occupant jusqu'à 10 salariés) » (IDCC 1596), lu le 23/10/2026.
- Code du travail numérique, convention « Bâtiment Ouvriers (entreprises occupant plus de 10 salariés) » (IDCC 1597), lu le 23/10/2026.
- Code du travail numérique, convention « Bâtiment ETAM » (IDCC 2609), lu le 23/10/2026.
- Code du travail numérique, convention des OETAM de l'exploitation d'équipements thermiques et de génie climatique du 7 février 1979 (IDCC 998), lu le 23/10/2026.
- Légifrance, IDCC 998, article 1er « Champ d'application », lu le 23/10/2026.
- Code du travail numérique, convention des entreprises d'installation sans fabrication du 21 janvier 1986 (IDCC 1412), lu le 23/10/2026.
- Légifrance, Auvergne-Rhône-Alpes, accord du 14 janvier 2026 relatif aux salaires à compter du 1er janvier 2026 (IDCC 1597), étendu par arrêté du 8 avril 2026, lu le 23/10/2026.
- Code du travail numérique, « Préavis de démission : quelle est sa durée ? », IDCC 1597, mis à jour le 31/01/2024, lu le 23/10/2026.
- Code du travail numérique, « Préavis de démission : quelle est sa durée ? », IDCC 1596, mis à jour le 31/01/2024, lu le 23/10/2026.
- Code du travail numérique, « Préavis de démission : quelle est sa durée ? », IDCC 2609, mis à jour le 05/02/2024, lu le 23/10/2026.
- Code du travail numérique, « Arrêt maladie : quel maintien de salaire ? », IDCC 1597, mis à jour le 14/02/2024, lu le 23/10/2026.
- Code du travail numérique, « Arrêt maladie : quel maintien de salaire ? », IDCC 1596, mis à jour le 14/02/2024, lu le 23/10/2026.
- Code du travail numérique, fiche « Astreinte dans le secteur privé », mise à jour le 14/02/2024, lu le 23/10/2026.
- Insee, NAF rév. 2, sous-classe 43.22A et sous-classe 43.22B, lu le 23/10/2026.
- Code du travail numérique, outil « Trouver sa convention collective », lu le 23/10/2026.